Quand ma Radio est envahie par des insectes nuisibles, des rongeurs et des punaises

Quand ma Radio est envahie par des insectes nuisibles, des rongeurs et des punaise

Ma Radio,elle qui me réveille tous les matins avec de la bonne prière, de la bonne musique pour vivifier mon âme et m’aider à faire ma grâce matinale; Elle qui m’informe en toute objectivité de tout ce qui bouge et meurt dans la société.

Ma Radio, elle qui m’offre des débats sur la politique, la culture, l’économie, la santé, la société et surtout sur la religion. Elle qui stimule en moi l’esprit patriotique par ses émissions de jeunesse.

Ma Radio qui donne un sens à l’éthique et à l’intégrité. Elle qui forme la conscience, qui équilibre les rapports et qui participe au progrès social.

Ma Radio, aujourd’hui est envahie par des insectes nuisibles, des rongeurs et des punaises. Tout est chambardement. Aucune règle à respecter, aucun traitement de l’information, aucune réponse à des questions fondamentales du journalisme. Aucune exactitude, aucune ponctualité, point de l’ordre dans les idées.

Ma Radio, elle laisse entendre, aujourd’hui que des speakers qui imitent fort bien les moustiques donc, qui dérangent nos oreilles. Ils émettent que des sons bizarres, nuisibles et désobligeants. Des animateurs aussi maladroits que nuls parlent mais, en réalité ronronnent. Ils ne maîtrisent aucune langue humaine connue.

Ma Radio, elle est envahie par des journalistes politiques qui font des analyses, dit-on, mais, en réalité qui rackettent les politiciens et les membres du gouvernement. Qui mènent des débats sociopolitiques, économiques ou culturels soit-disant pour équilibrer la société mais, à la vérité, ils rongent le corps social.

Ma Radio, elle est infestée d’homme-punaises qui, à l’instar des politiciens, ne ratent une seule occasion pour s’enivrer du sang des citoyens. Ils sucent les ressources des ministères, des organismes autonomes autant que les hommes au pouvoir. Ces homme-punaises parlent plus haut que tout le monde et se donnent toujours un certificat d’honnêteté qu’ils trouvent sûrement dans une porcherie.

Heureusement, pour ma Radio, il reste encore quelques hommes et femmes intègres pour la désinfecter en toute efficacité. Pour y arriver vite, j’espère un CONATEL libre de ses mouvements pour réguler véritablement, pour sanctionner quand il y a lieu, pour assister quand il faut moderniser. Non pas un CONATEL sous coupe réglée pour perpétuer le vagabondage médiatique, pour renforcer le monopole de la bêtise communicationnelle. Enfin un CONATEL qui priorise la technique en lieu et place de la politique.

Ma Radio, je l’aime tellement, je ne peux pas assister de mon vivant à sa mort. Je l’aime tant que je préfère subir la foudre de ses démolisseurs que de la voir périr.

Yvenert Foeshter Joseph
jyvenert@yahoo.fr

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