Quatre sénateurs exigent le bouclage de l’enquête sur Jovenel Moïse, accusé de blanchiment d’argent

Quatre sénateurs exhortent le nouveau président du sénat, Youri Latortue, et le bureau de l’assemblée nationale, à s’assurer du bouclage de l’enquête, concernant l’implication du président élu, Jovenel Moïse, dans le blanchiment des avoirs.

Dans une correspondance en date du 16 janvier 2017, transmise à AlterPresse, les sénateurs Nènel Cassy (Fanmi lavalas), Antonio Chéramy (platfom Verite), Evallière Beauplan (parti Pou nou tout / Pont) et Ricard Pierre (Pitit Dessalines) les appellent à s’assurer également que « les saisines au niveau des instances judiciaires ont été accomplies ».

« Il est impérieux que ce dossier, minutieusement étudié et livré par une instance respectable de la république, l’Unité centrale de renseignements financiers (Ucref), ait reçu le traitement approprié, avant que soit enclenché tout processus visant à la prestation de serment d’un quelconque président élu », soulignent-ils.

Cette demande s’inscrit dans le souci « de dissiper tout malentendu, relatif au respect des principes de transparence de la gouvernance démocratique et de la lutte contre l’impunité », lit-on dans la lettre.

Avant d’être élu président, dès le premier tour dans les élections du 20 novembre 2016, Jovenel Moïse, candidat à la présidence du Parti haïtien tèt kale (Phtk de l’ancien président Joseph Michel Martelly) a été soupçonnéd’implication dans des activités de blanchiments des avoirs, d’après un rapport partiel de l’Ucref.

Le document a été rendu public, dans la presse, à l’ouverture, le mardi 23 août 2016, de la campagne électorale, pour la présidentielle et les législatives partielles.

Ce rapport qui a fait état de transactions financières, suspectes ou douteuses de Jovenel Moïse, du 5 mars 2007 au 31 mai 2013, a été acheminé, pour les suites utiles, aux autorités compétentes, dont le Parquet près le tribunal civil de Port-au-Prince, « conformément à l’article 35 de la Loi du 11 novembre 2013, relative au blanchiment et au financement du terrorisme ».

Ce document sur Jovenel Moïse, qui doit prêter serment le mardi 7 février 2017, est, à présent, au cabinet d’instruction.

Assimilant le rapport à un dossier purement politique, le nouveau président a affirmé, dans les médias, que lui et ses entreprises n’auraient rien à voir avec ces histoires de blanchiment d’argent.

AlterPresse

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