3 films haïtiens au festival du film international de Toronto

Pour la première fois, trois films dirigés par des Haïtiens sont à l’affiche à ce grand festival mondial du 7e art.

Dans une interview exclusive à LoopHaitirécemment, le réalisateur haïtien, Richard Sénécal a déclaré : « Le cinéma haïtien est jeune et a son avenir devant lui. Nous avons quitté le stade des pionniers et des expérimentations et je prédis une maturité florissante. Qui vivra verra ». Pour illustrer son propos, il a affirmé : « Il se produit toujours des longs métrages de fiction, notamment dans la diaspora même si la qualité n’est pas toujours au niveau. Haïti est représentée cette année au festival de Toronto par pas moins de 3 films ».

Les trois fils en question sont :

The Empty Box (Claudia Sainte-Luce, Jimmy Jean-Louis). Ce long métrage retrace la vie de Toussaint, un haïtien de 60 ans qui va vivre avec sa fille Jazmin dans la ville de Mexico. N’ayant jamais été un bon père, Toussaint va se trouver prisonnier de son passé regrettable et d’un futur commun à construire dans l’arrachement, les regrets et l’espérance. Une partie du film a été tournée en Haïti avec des techniciens et acteurs haïtiens.

Dans une entrevue accordée à LoopHaiti, l’acteur eut à déclarer : « C’est peut-être le film le plus important que j’ai fait jusqu’à présent en raison de son contenu, sa réalisation et aussi les différents challenges. J’ai dû parler espagnol durant 90 % du film. J’incarne aussi un personnage d’une soixantaine d’années, un Haïtien immigré au Mexique pendant une quarantaine d’années. J’ai été dirigé par une réalisatrice extrêmement talentueuse du nom de Claudia Sainte Luce, une Mexicaine de père Haïtien qui a déjà gagné beaucoup de prix avec son premier film “The amazing Catfish”, un film qui était aussi shortlisted pour les Oscars ».

Ayiti Mon Amour. Comme le rapporte le site L’union Suite, ce film est produit et exécuté par l’Américaine d’origine haïtienne Guetty Fellin. Son film revisite puis dépasse les décombres du 12 janvier 2010. Au cœur de l’œuvre se trouve Orphee, un jeune garçon qui pleure la mort de son père et qui va découvrir qu’il a des « pouvoirs électriques ». Ayiti mon amour est tourné en Haiti avec acteurs et personnels du pays.

I am not your Negro (Je ne suis pas votre nègre TDLR) de Raoul Peck dont le narrateur est Samuel L. Jackson en personne se plonge dans la tragédie et l’héritage de Medgar Evers, Malcolm X et de Martin Luther King. Le film tente de restituer par l’histoire ce que c’est d’être un noir aux États-Unis aujourd’hui en faisant directement référence aux mouvements pour les droits civiques, Black Power ou l’assassinat de jeunes Américains comme Trayvon Martin, Tamir Rice, Mike Brown et Amir Brooks.

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