Ouragan Irma: Les difficiles heures vécues racontées par des haïtiens de la Floride

« Ce fut une expérience très effrayante » a confié Maître Sœurette Michel de la firme Soeurette Michel, Esq., LL.M traitant des dossiers d’immigration en Floride. Irma se rétrograde lundi en tempête tropicale et c’est pour la première fois que la date de September 11 coïncide avec un autre événement aussi majeur en Amérique,

 

Miami, lundi 11 septembre 2017 ((rezonodwes.com)).- Au jour du 16ème anniversaire de September 11, toujours commémoré dans le recueillement par les américains pour saluer la mémoire des 3000 disparus de ce cruel attentat terroriste du 11 septembre 2001, la Floride attend encore de mettre les pieds hors des nappes d’eau laissées partout par l’ouragan Irma, sur son passage dans cet Etat du sud des Etats-Unis.

De Miami, ville qui a subi un fort taux élevé du déboisement de ses rues par les déferlements des vents de Irma, pour atteindre Tampa, après Naples, où la ville est plongée dans le noir cette nuit, rien n’a été épargné par les flots en furie d’une tempête pourtant attendue.

 

« Ici à Naples, nous vivons des heures extrêmement difficiles » a raconté un compatriote joint difficilement au téléphone par Rezo Nòdwès. Il a décrit une situation catastrophique en apercevant de ses fenêtres sa rue transformée en une rivière emportant des arbres abattus par la tempête.

Pour l’avocat Sœurette Michel dont le bureau de consultation traite des dossiers des droits humains et d’immigration entre autres, de Miami à Fort Lauderdale, « nous avons survécu parce que l’ouragan a perdu un peu de sa force« , a-t-elle confié au journal d’un air soulagé après avoir vécu une expérience très effrayante.

« Je n’ai pas d’électricité depuis 10h20 samedi soir, Internet ne fonctionne pas et T-mobile est hors service presque toute la journée du dimanche », a poursuivi Me. Michel racontant qu’en Floride même, sans téléphone, sans électricité, elle était presque coupée du reste du monde. D’autant plus, a-t-elle indiqué, la maison familiale était inondée et au dehors où elle n’a pas encore remis les pieds, depuis samedi, les vents de l’ouragan ont jonché le sol de multiples branches d’arbres abattus.

« Je suis privé d’électricité depuis dimanche à 3 heures de l’après-midi« , nous a révélé Djo Pépé, un autre compatriote haïtien résident de Miramar, ne voulant pas garder trop longtemps son portable allumé pour faire économie d’énergie, car sa maison est parmi les 4 millions de foyers de la Floride privés d’électricité.

 

Si l’on ne peut pas prévoir quand un tremblement de terre va frapper jusqu’à causer de nombreuses victimes, tel fut le cas au Mexique, la semaine dernière, tout au moins, la science a prévu que Irma va faiblir en tempête tropicale et en milieu de semaine se dissiper complètement sous les cieux nuageux de la Géorgie.

Pour une tempête de catégorie 4, à son atterrissage, l’Amérique a tout le mérite d’avoir travaillé pour réduire au maximum les impacts négatifs de ce phénomène atmosphérique sur la vie de la population civile. Le Centre américain des ouragans (NHC) a annoncé dimanche soir que l’ouragan Irma est susceptible d’être rétrogradé en tempête tropicale dès lundi, entre le nord de la Floride et le sud de la Géorgie.

En milieu de la nuit de dimanche à lundi, Irma, classé désormais en un ouragan de catégorie 2, était localisé à une soixantaine de kilomètres au sud-est de Tampa. Les rafales maximales de ses vents qui sont de l’ordre de 155 km/h, selon NHC, sont loin d’assurer lundi un retour vite à la normale des activités.

Tout n’est pas encore joué avec « le centre d’Irma qui va continuer de se déplacer au dessus de l’ouest de la péninsule de Floride lundi matin, puis dans le sud-est des États-Unis lundi soir et mardi« , selon les précisions apportées par le centre américain, dans un bulletin émis lundi après minuit.

Par contre, le bulletin 48A de 02:00 du matin, a confirmé la « faiblesse de Irma » alors qu’il se déplace dans l’ouest de la péninsule de « Sunshine State » avec une nette diminution de ses vents. Cependant ceci n’empêche pas de laisser loin derrière une rivière parcourir le tarmac de l’Aéroport International de Miami, et une ville aux tonnes d’arbres jonchant les rues.

Mais malgré pris dans la tourmente des effets dévastateurs de Irma et de ses séquelles, avec une chambre éclairée cette nuit à la chandelle, un sous-sol sous les eaux, une toiture de maison démontée quand un manguier ou un cocotier s’est abattu dessus, les vitres brisés d’un véhicule… ayons tout de même une pensée spéciale à la mémoire des disparus de 9/11, c’était, il y a de cela 16 ans. Ils n’avaient pas demandé à mourir atrocement.

cba

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