François Annick Joseph reste en poste

La séance d’interpellation a été avortée.

La montagne a accouché d’une souris. La séance d’interpellation qui devrait se tenir ce mercredi n’a pas eu lieu. En effet, le Représentant du groupe majoritaire au Sénat de la République a adressé une correspondance au président du Sénat pour lui demander  « exprimer ses réserves relativement a la décision entourant la décision de six collegues d’interpeller le ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales».

« Certes, il est bien précisé à l’article 92 du Règlement intérieur du Senat les formes sous lesquelles la Chambre haute exerce ses attributions de contrôle de l’action gouvernementale. Toutefois, la bonne pratique recommande une concertation préalables entre les groupes et les blocs afin de dégager un consensus qui aurait la double vertu de supporter-ou non- la motion de censure, tout en préservant l’harmonie et la solidité du Corps », a argumenté le président de la Commission des Finances du Sénat, Nenel Cassy.

Le président du Senat, Ronald Larêche reconnait bien que la pratique parlementaire  accorde aux sénateurs le droit de solliciter le report d’une séance et a ainsi accepté leur requête. « C’est une séance politique et cela exigence des consensus politique », raisonne-t-il. « Il n’y a pas un groupe qui dispose d’une majorité fonctionnelle à l’intérieur du Senat. Avec  les seuls 16 sénateurs, il faut que les deux groupes acceptent de se réunir pour qu’une séance se réalise. »

Mais la question d’interpellation n’est pas totalement écartée, si l’on en croit aux propos de président Ronald Larêche. « J’étais clair avec le ministre. Je lui ai demandé de se mettre à disposition du parlement qui peut l’interpeller incessamment » a prévenu sénateur Larêche.

Si elle avait eu lieu, la séance devrait se terminer par un vote de confiance ou de censure. François Anick était accusé par six sénateurs, dont Youri Latortue et Jean Renel Sénatus, de « parjures et mauvaise gestion de l’aide destinée aux victimes de l’ouragan Matthew »

source: LOOP HAITI

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