SOS Journalistes condamne des agressions et des menaces de mort contre des journalistes de la part de militants Lavalas

Note de presse 

SOS Journalistes condamne des agressions et des menaces de mort contre des journalistes de la part de militants Lavalas


Port-au-Prince, le 22 novembre, 2016
SOS Journalistes, organisation haïtienne de défense de la liberté de la presse, condamne de la manière la plus énergique, les agressions et les menaces de mort dont des journalistes et commentateurs politiques sont l’objet au cours de ces derniers jours.
SOS Journalistes s’insurge contre des agressions subies par une équipe de reportage de Radio Métropole et plusieurs autres reporters, lors d’une manifestation organisée dans la capitale haïtienne, le lundi 21 novembre, par des groupes liés au parti Fanmi Lavalas de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide.
Au cours de cette manifestation des menaces ouvertes ont été proférées contre certains médias et des journalistes que ces manifestants accusent d’être complices d’un complot pour faire échouer la candidate à la présidence de Fanmi Lavalas, Maryse Narcisse.
Des supporters et des militants connus de Fanmi Lavalas promettent de bruler vifs des journalistes et d’incendier des médias qu’ils désignent comme des ennemis.
SOS Journalistes note également avec indignation et dénonce la rhétorique incendiaire tenue constamment par des présentateurs et des participants intervenant sur les ondes de Radio Ti Moun — contrôlée par l’ancien président Aristide et son parti, Fanmi Lavalas — qui s’adonne à des incitations systématiques et caractérisées à la violence contre des journalistes qui feraient partie d’une liste noire.
Au nombre des journalistes et commentateurs particulièrement ciblés on peut citer Liliane Pierre-Paul (Radio Kiskeya), Hérold Jean-Francois (Radio Ibo), wendell Théodore (Radio Métropole), Remarais Jean-Baptiste (Radio Caraibes FM), Emmanuel Jean-Francois (Radio Caraibes FM), Marie Lucie Bonhomme (Radio Vision 2000 et Télé Pluriel). La liste est bien plus longue.
Mettant en garde les prédateurs avérés et potentiels de la liberté de presse, l’organisation rappelle que des journalistes — dont Jean Dominique, Brignol Lindor, Jacques Roche, Alix Joseph — ont été assassinés en Haïti en raison de pareille manifestation d’intolérance de la part d’acteurs politiques puissants et d’autres secteurs mafieux de ce pays où les assassins des journalistes continuent de bénéficier du règne répugnant de l’impunité.
Ces pratiques qu’on croyait révolues tendent à refaire surface notamment à l’occasion du processus électoral en cours.
SOS Journalistes appelle donc les autorités politiques, judiciaires et policières à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des journalistes et des médias ciblés, pour poursuivre et punir les agresseurs des journalistes.

………………………………………………
Joseph Guyler C. Delva
Secrétaire général de SOS Journalistes
Président de la Commission travaillant
sur les cas des journalistes assassinés (CIAPEAJ)hqdefault

Comments

comments