Ballon d’Or 2016 : Cristiano Ronaldo en route pour un quadruplé

Cristiano Ronaldo qui a pratiquement tout gagné cette année, en club avec le Real Madrid et en sélection avec le Portugal à l’Euro 2016, se dirige vers son quatrième Ballon d’Or.

Un Ballon d’Or sans véritable suspense. Cristiano Ronaldo est le grandissime favori pour la conquête d’un quatrième Ballon d’Or après ses sacres en Ligue des champions en mai avec le Real Madrid, et àl’Euro-2016 en juillet avec le Portugal. Certains médias espagnols ont même déjà vendu la mèche : c’est le Portugais qui décrochera la distinction individuelle suprême décernée lundi soir à 20 heures et annoncée par les journaux français l’Equipe et France Football, après le vote de journalistes de 173 pays.

Cristiano Ronaldo a dominé comme jamais l’année 2016, avec la victoire historique à l’Euro-2016 d’un Portugal jamais titré au niveau international, moins de deux mois après celle en Ligue des champions avec le Real Madrid. Ses rivaux Lionel Messi, quintuple Ballon d’Or (2009, 2010, 2011, 2012, 2015), ou encore Antoine Griezmann, n’ont pas pu soutenir la comparaison. L’Argentin, vainqueur seulement du championnat espagnol avec Barcelone, s’est incliné une nouvelle fois en finale de la Copa America. Et la nouvelle coqueluche française a dû céder face à deux reprises face à Cristiano Ronaldo dans une finale, avec l’Atletico Madrid (Ligue des champions) puis l’équipe de France (Euro).

VIDEO. Le Portugal remporte l’Euro 2016 face à la France (1-0)

La meilleure année de Cristiano Ronaldo

Un condensé de cette domination ? Son triplé retentissant fin novembre en championnat face à l’Atletico pour faire taire les critiques sur son automne mitigé. «Ces trois buts montrent qu’il met tout le monde d’accord. Pour moi, il n’y pas de débat, le Ballon d’Or sera pour lui», avait déclaré son entraîneur Zinédine Zidane après la rencontre. «Cela a peut-être été ma meilleure saison au niveau individuel et collectif», a confié Cristiano Ronaldo dans une interview au quotidien espagnol Marca mi-octobre, évoquant une «année fantastique».

Avoir mis le mot «individuel» avant «collectif »»n’est peut-être pas anodin. Car au-delà des titres glanés, «CR7» a avant tout marqué l’exercice 2016 par son insatiable quête de records personnels. Seul joueur de l’histoire à avoir inscrit au moins un but dans quatre championnats d’Europe consécutifs, il est également devenu co-meilleur buteur de la compétition (9 buts, ex aequo avec le Français Michel Platini, qui les avait marqués en une seule édition). Il est aussi celui qui a disputé le plus grand nombre de rencontres d’Euros: 21, contre 16 pour les anciennes gloires, le Français Lilian Thuram ou le Néerlandais Edwin Van der Sar. Il est toujours l’incontesté meilleur marqueur de l’histoire de la Ligue des champions avec 96 buts, devant son grand rival Messi (92 buts). Et le natif de Funchal, sur l’île de Madère, n’a même pas attendu sa retraite pour avoir une statue à son effigie.

Impliqué dans le scandale des «Football Leaks»

Seule ombre au tableau, son nom s’est retrouvé mêlé début décembre au scandale des «Football Leaks», une enquête menée par plusieurs médias européens sur les coulisses du foot-business. La superstar est accusée de dissimulation fiscale. Les documents exploités par un consortium de médias, l’«European Investigative Collaborations» (EIC), a conduit ce dernier à affirmer que le Portugais «a encaissé, en toute discrétion, un total de 149,5 millions d’euros de revenus de sponsoring dans des paradis fiscaux ces sept dernières années». «Sur cette fortune, l’attaquant n’a payé que 5,6 millions d’euros d’impôts. Soit à peine 4%, et sans être poursuivi pénalement», a assuré l’EIC.

A la suite de quoi le Trésor public espagnol a indiqué qu’il allait «réaliser les inspections opportunes» pour éclaircir la situation fiscale de « CR7 ». «Qui ne doit rien, ne craint rien», s’est contenté de balayer Cristiano Ronaldo. «Il y a sans doute du vrai et du faux», a réagi son capitaine au Real Madrid, Sergio Ramos. Mais sur la question de savoir qui va remporter le Ballon d’Or, il n’y a plus qu’une seule vérité aux yeux du capitaine madrilène: «c’est le meilleur de l’année et pour moi il doit être Ballon d’Or».

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