Le ministre de la justice décrète la « tolérance zéro » contre les fauteurs de troubles

Camille Edouard Junior et le directeur général de la PNH Michel-Ange Gédéon ont rencontré hier le sénateur de l’Ouest Jean Renel Sénatus.

Les périodes de fin d’année riment avec retour au bercail de la diaspora, les retrouvailles familiales et remontée en flèche des activités touristiques. Rien de moins sûr qu’en décembre 2016. Le résultat des élections présidentielles, contestées par les principaux candidats perdants, ont occasionné manifestations et casses en tous genres. Un climat électrique qui ne laisse pas indifférent les autorités. Le ministre de la justice et de la sécurité publique, Camille Edouard Junior s’en est entretenu avec le sénateur de l’Ouest Jean Renel Sénatus et le directeur général de la PNH Michel-Ange Gédéon.

M. Junior qui parle de « tolérance zéro envers et contre tous » lance un appel solennel à l’ensemble des parquetiers et commissaires de gouvernement que les instructions données auparavant sont maintenues : tolérance zéro contre ceux qui veulent faire du mal à la société. Ils doivent, conformément au Code d’Instruction Criminel, précise le ministre, « chercher des indices, chercher les crimes, saisir ces bandits pour les mettre à la disposition de la justice. Ces instructions sont valables aussi pour la Police qui a pour mission de garantir la sécurité, la vie et les biens des gens ».

M. Junior rappelle « que le droit de manifester est constitutionnel. Mais [ces protestations] doivent se faire sans violences. Nous ne sommes pas d’accord avec les casses, les vitres brisés des voitures et des magasins ». « Quand ces faits arrivent, prévient le ministre, la police doit prendre ces gens et les mettre à la disposition de la justice ».

Une interpellation qui parle au directeur général de la PNH Michel Ange Gédéon qui, d’un côté, « reconnaît le droit des gens à manifester » mais précise que, « dans la police, nous voulons faire de la loi et la constitution notre boussole. Ceux qui sont dans des dynamiques de désordre et de dérapage, nous prendrons les dispositions qui s’imposent ».

Participant à cette rencontre, le sénateur de l’Ouest et président de la Commission Justice, Sécurité et Défense nationale du Sénat, Jean Renel Sénatus a déclaré : « Le pays fait face à des (…) déclarations violentes » s’est exclamé M. Senatus. « Nous nous sommes entendus pour mater toute déclaration violente proférée dans le pays. Haïti aujourd’hui a besoin de paix », a-t-il martelé.

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