Le Groupe de travail des Nations Unies exhorte le gouvernement dominicain à éviter les expulsions arbitraires

Mercredi 29 Juillet, 2015 New York, EU – Le Groupe de travail des Nations Unies sur les descendants d’africains a exhorté, hier mardi 28 Juillet, le gouvernement de la République dominicaine à prendre des mesures afin de prévenir les expulsions arbitraires et adopter des mécanismes pour répondre aux allégations de racisme lors des déportations de personnes d’origine haïtienne.

Dans un communiqué publié, aujourd’hui, les experts se réfèrent à des rapports qu’au moins 19.000 personnes ont quitté la République Dominique pour se rendre en Haïti à partir du 17 Juin « craignant que de possibles violations des droits se produisent lorsque les déportations officielles commenceront en Août 2015″.

« Personne ne devrait être expulsé s’il y a des raisons juridiques et de séjour valable », a déclaré Mireille Fanon Mendès France, présidente du groupe d’experts.

«Les migrants doivent bénéficier de la protection des autorités dominicaines et les Dominicains d’origine Haïtienne ont le droit de vivre en sécurité dans le pays ainsi que les enfants nés en République dominicaine et qui ont été légalement enregistrés », a t-elle ajouté.

« La République dominicaine ne peut violer les normes internationales ni les mécanismes de protection du système inter-américain des droits humains, et, en particulier, ne peut pas violer sa propre constitution », a souligné l’experte.
Elle a également noté les difficultés d’obtention des documents nécessaires à l’enregistrement dans le processus de régularisation des étrangers et le manque d’informations concernant le plan de déportation.

Le Groupe de travail a réitéré son appel aux autorités de la République dominicaine « d’adopter une législation transparente et effective, ainsi que d’autres mesures pour lutter efficacement contre la discrimination et l’exclusion sociale auxquelles font face les migrants haïtiens et les personnes d’origine haïtienne ».

« La République dominicaine ne reconnaît pas l’existence structurelle du racisme et de la xénophobie, mais devrait aborder ces questions comme une priorité pour que le pays soit libéré des tensions et des craintes », insiste Mendes-France.

En 2013, la Cour constitutionnelle a décidé de révoquer la loi accordant la citoyenneté à des milliers de sans-papiers haïtiens vivant en République dominicaine et leurs enfants nés dans le pays, qui avaient acquis la citoyenneté dominicaine.
L’ONU a critiqué, à plusieurs reprises, cette loi qui exclut ceux qui ne sont pas enregistrés à la naissance, qui sont les plus touchés.

Source/RH

Comments

comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *