réouverture de l’Institut Médico-légal haïtien

Samedi 1er Aout, 2015 Port-au-Prince, Haïti – Le ministre de la Santé publique, Mme Florence Duperval Guillaume, et celui de la Justice et de la Sécurité Publique, Pierre Richard Casimir, ont procédé, vendredi,  en présence de la Première Dame, Sophia Martelly , et le représentant spécial adjoint de la Minustah , Carl Alexandre, à la relance officielle de l’Institut Médico-légal (IML) . Cet organe d’Etat  a  pour mission de générer , de collecter, pour le système judiciaire haïtien, en toute impartialité, des informations réelles, objectives et scientifiques découlant des cas de violences sur des personnes vivantes ou décédées, a indiqué le directeur de l’IML , le Dr Jean Armel  Demorcy.

L’Institut Médico-légal qui  avait officiellement ouvert ses portes  en décembre 2002, a vu le jour le 31 mars 2000 suite à la signature d’une convention entre le ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP) et le ministère de  la Santé Publique et de la Population (MSPP).  Les activités de l’INL ont été interrompues en 2008.

Un arrêté présidentiel, en date du 25 mai 2012,  a placé officiellement  l’institut sous la double tutelle du MSJP et MSPP.

L’institut fraîchement rénové est doté d’une salle d’autopsie, une  salle de conférence, une salle de radiographie, une chambre froide pouvant  recevoir 8 cadavres, une salle de radiographie, une balance. Il  y aura également, à l’étage, une extension où seront logés les laboratoires de toxicologie.

L’institut Medico-legal est un organe de l’Etat, rentrant dans l’application d’une politique pénale visant à rendre la justice respectueuse des normes d’un Etat démocratique et accessible à tous, a expliqué l’un des deux seuls médecins légistes haïtiens, Jean Armel  Demorcy.  Il s’agit, ajoute-t-il, d’offrir aux Cours et aux tribunaux, l’expertise scientifique nécessaire pour mener des enquêtes et prendre des décisions justes en connaissance de cause et dans un délai raisonnable

Par l’arrêté  de 2012, l’Etat haïtien, à travers ces deux ministères de tutelle, a pour obligation de fournir les moyens à l’IML pour lui permettre d’atteindre ses objectifs, a informé M. Demorcy. Il  s’agit aussi d’organiser, déployer et gérer les équipes de scènes de crimes sur tout le territoire de la République ; de rendre accessibles les autopsies Médico-légales à toutes personnes victimes de violences en toute équité et impartialité.

L’Institut a aussi pour but de former des médecins légistes et autres professionnels impliqués dans la gestion des cas de violence ; œuvrer à faciliter l’accès aux certificats pour coups et blessures et actes d’agressions sexuelles à toutes les victimes de violence.

Pour sa part, la titulaire du MSPP, Mme Florence Duperval Guillaume, a déclaré que  le MSPP dans sa quête de protection, de maintien et de rétablissement de la santé  que lui confère la Constitution est concerné au premier chef par le développement de médecine légale qui, précise-t-elle, est une spécialité  médicale au service de la justice qui aide à lutter contre la violence.

En plus des aspects d’infrastructures et d’équipement appropriés, le MJSP et le PSPP se sont entendus pour doter l’institut de ressources humaines capables, dans un premier temps, de le rendre fonctionnel, a promis Mme Duverpal Guillaume.

Prenant la parole en la circonstance, le ministre de la justice et de la Sécurité, Pierre Richard Casimir,a souligné l’importance de la mise en place d’une institution comme l’IML dans la lutte contre la criminalité et l’impunité  de par sa vocation à rechercher scientifiquement les indices de preuves.

Déjà dans l’objectif d’un accompagnement immédiat du système judiciaire, un processus  est entrain d’être activé pour la formation et le recyclage de certains policiers et juges de paix, a annoncé le Garde des Sceaux de la République.

Source/HPN

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