Développement de l’hydroélectricité sur petite échelle en Haïti

Mardi 1er Septembre, 2015 Saut-Mathurine, Haïti – Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a rendu public pour les secteurs intéressés une étude d’impact environnemental des micro-centrales : Ravine du Sud et Saut Mathurine. Cet étude de 446 pages a été réalisée en partenariat avec l’État haïtien dans le cadre du projet pilote de promotion de l’hydro-électricité « Développement de l’hydroélectricité sur petite échelle en Haïti (Micro Hydro) ».

Cette étude prend en compte deux barrages dans le Sud d’Haïti. Elle s’inscrit dans une démarche visant à contribuer au développement de textes de lois permettant de protéger de potentiels investisseurs dans le domaine hydro-électrique. Le projet travaillera également au renforcement de l’Électricité d’État d’Haïti (EDH) à travers la mise en place d’organismes disposant de données et de statistiques fiables sur tous les cours d’eau en vue de permettre aux potentiels investisseurs de prendre des décisions éclairées.

Cette étude a déjà reçu un avis de non-objection du Gouvernement d’Haïti à travers le Ministère de l’Environnement (MDE) et le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) et révèle que ces barrages auront d’importantes répercussions positives sur la vie socio-économiques des départements concernés.

Rappelons qu’Haïti est le pays ayant le plus faible taux d’électrification de l’Amérique latine et des Caraïbes, à un coût élevé pour une population vivant en grande partie dans la pauvreté.

Jusqu’à aujourd’hui, l’EDH, gère quelques centrales hydro-électriques d’une capacité installée totale de 61 MW dont, la plus importante, reste celle de Péligre. En dehors des centrales électriques déjà installées, le potentiel hydroélectrique haïtien qui pourrait être développé, est estimé à plus de 150 MW soit environ trois fois la capacité de la centrale Péligre.

Considérant que les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ne pourront être réalisés sans une augmentation substantielle de la disponibilité énergétique, le défi consiste donc à adresser cette demande sans pour autant augmenter dramatiquement des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. C’est aussi en ce sens que cette initiative révèle toute sa pertinence. En effet, elle va promouvoir l’investissement dans ce domaine en vue de maximiser la valeur des ressources en eau existant dans le pays.

Le PNUD invite les secteurs intéressés à prendre connaissances des contenus de cette étude en vue de galvaniser une masse critique autour de cette source de richesse potentielle.

Source/HL

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