Quand la mort nous menace

Idées et opinions

Par John Wesley Delva

La mort frappe à nos portes au quotidien. Elle nous envahit sans cesse comme si vivre était  une déraison. En plus des déchets de toute sorte, ce sont des cadavres humains qui jonchent nos rues. Ce sont pour la plupart des pères de famille, des professionnels, des gens de bien ou de simples citoyens qui meurent assassinés.

On devient tous  la proie facile des assassins assoiffés de sang et d’argent. On devient des gibiers et les bandits, des chasseurs qui nous chassent suivant leur humeur ou leurs caprices meurtriers. On dirait le temps de la psychopathie ou de l’anthropophagie.

Face à cette vague provoquée de criminalité, on devient rien du tout. On est rien quand dans un pays la vie n’est rien du tout.

Alors que l’eau se raréfie dans nos robinets, le sang coule à flots sur nos chaussées et des larmes ruissellent dans nos yeux. On pleure la mort d’un fils, d’une fille, d’un père , d’une mère, d’un oncle, d’une tante, d’un cousin, d’une cousine, d’un proche, d’un collègue, d’un compatriote. On pleure sans cesse. On dirait que nos larmes servent de tremplin aux oeuvres des assassins. On dirait que nos cris de deuil et de douleur leur servent de leitmotiv pour passer à la récidive. Car autant qu’on pleure c’est autant qu’ils tuent et c’est autant qu’on pleure.

Personne n’est aujourd’hui à l’abri. Personne ne sait du moins qu’il va retourner à la maison quand il est sorti. Personne. Car personne ne peut contenir l’élan meurtrier de ces assassins.

On est donc obligé de vivre au quotidien stressé. On est obligé de vivre dans l’angoisse et l’inquiétude, telle une vie de tourmente.

Qui nous protège aujourd’hui? La police? Non. Car même les policiers ne sont pas épargnés. La providence divine? Peut être. Mais on se rappelle n’être plus du temps où Dieu intervient directement dans les affaires humaines.

Donc, parce qu’on est livré à soi même, si on ne serre pas les rangs, pour se protéger ensemble contre les agissements sanguinaires des bandits, on risquera tous ensemble le même sort  infligé à tant de nos pairs.                        
Mobilisons nous! Descendons dans les rues, cette fois-ci, non pour clamer »vive ou Aba » mais pour dire non à l’insécurité qui ne cesse de nous endeuiller.

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