La sortie de crise dépend d’un accord des candidats à la présidence

Les pouvoirs de l’État, contestés et en désaccord, ne peuvent résoudre la crise.

Quelles que soient les voies empruntées, il faudra aboutir à élire un président  de la République et c’est cet élu qui aura à remettre le pays sur les rails.

D’où sortira cet élu ?  Des 24 candidats à la présidence.

Il est impératif qu’avant  d’aller aux élections ces candidats signent un ACCORD précis que nous exprimons en 3 points :

1.- Ils reconnaissent que les conditions établies par le nouveau CEP sont suffisantes pour qu’ils participent aux élections.

2.- En conséquence, ils s’engagent à accepter les résultats publiés par le CEP et que l’élu soit installé au pouvoir le 7 février 2017.

3.- Quel que soit celui d’entre eux qui sera installé au pouvoir, il s’engage à convoquer une Assemblée représentative des divers secteurs de la nation dans les 30 à 90 jours suivant son installation. Cette Assemblée aura une double fonction :

a) ETATS GÉNÉRAUX d’abord, pour étudier les grands problèmes de la nation, surtout ceux qui divisent le peuple haïtien et empêchent son développement – y compris le système électoral, la bonne gouvernance, la gérance…;

b) CONSTITUANTE ensuite, pour voter une nouvelle CONSTITUTION sur la base des travaux des États généraux.

Des candidats, ou des organismes importants – et pourquoi pas le gouvernement lui-même -doivent prendre l’initiative de faire signer  cet ACCORD, condition sine qua non du succès de ces très coûteuses élections.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, si on en arrive aux élections SANS ACCORD, on obtiendra les mêmes contestations qu’en 2015. « Se lave men nou suye li atè. » Inutile de gaspiller tant de millions si difficiles à trouver.

Le financement des élections

Le gouvernement ayan trouvé ces valeurs, le CEP va avancer. J’insiste que ce soit avec un ACCORD signé par tous les candidats à la présidence.

J’envisageais de trouver ces valeurs de deux façons :

1.-  D’une petite coupure des appointements de tous les fonctionnaires de haut niveau. Je me souviens que dans un cas de difficultés financières, Vincent avait donné le mouvement en demandant de couper 5%  de ses appointements et la mesure avait été étendue à tous les fonctionnaires de haut niveau. Quand le problème est national, ceux qui doivent – de gré ou de force – consentir un sacrifice, En PRIORITÉ, sont les fonctionnaires de l’État. Les dons viennent quand la cause enthousiasme- comme pour Estimé. Différemment ce sont des projets bénéfiques à la majorité qui seront sacrifiés.

2.- La Constitution prévoyant le SERVICE CIVIQUE OBLIGATOIRE, les cadres supérieurs du CEP devraient convaincre chacun à reconnaître qu’il est en service civique et en conséquence ne recevra pas de salaires, mais des FRAIS dont le montant sera à fixer (Pour les petits salaires, les frais peuvent être équivalents aux salaires).

Aux Chambres de voter le budget, qu’on arrête les débats et passe à l’ACTION.

Odette Roy Fombrun – le nouvelliste

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