Haïti : Cris de détresse des enseignants fatigués

 Haïti : Cris de détresse des enseignants fatigués

Par Jonas Dorisca

Le 17 mai est la journée nationale des enseignants et enseignantes en Haïti. Mais cette année, l‘heure n’est pas à la fête dans ce secteur. Des mois de travail sans salaire, faible revenu, pas d’assurance, manque de matériel de travail…, les enseignants haïtiens montent au quotidien un véritable calvaire.

C’est pour faire entendre leur voix que l’Union nationale des normaliens d’Haïti (Unnoh), en guise de la célébration de ce 17 mai, a lancé une manifestation pacifique dans plusieurs départements du pays, dont Port-au-Prince, en vue de continuer d’exiger une amélioration des conditions de travail des enseignants.

Dans la capitale, cette manif partira devant les locaux de l’Ecole normale supérieure (ENS) pour se terminer devant le Palais national. Et là, les enseignants fatigués vont lancer un cris de toute leur force, un cris de plusieurs milliers de voix amassées au président de la république. Mais Jovenel Moïse entendra-t-il ces cris? L’avenir seul a la réponse.

La manifestation de ce mercredi fait suite à une grève d’avertissement de deux jours qu’a organisée l’Unnoh les 8 et 9 avril dernier, autour du même objectif. Une grève qui a fortement paralysé le fonctionnement des écoles publiques, obligeant des milliers d’élèves à fouler eux-aussi le macadam, mais pour réclamer la présence de professeur dans les salles de classe, à moins d’un mois de l’organisation des examens officiels.

Il faut dire que d’autres mouvements semblables à ceux de l’Unnoh, et poursuivant le même but, ont été également réalisés par d’autres syndicats œuvrant dans le système éducatif haïtien.

 
Jonas Dorisca

jdorisca2@yahoo.fr

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