« L’incident de l’Arcahaie », la police a bouclé son enquête !

« Il y aurait une faille dans le système sécuritaire présidentiel », conclut le rapport recommandant des sanctions contre le commissaire de police de l’Arcahaie déjà transféré, avant le début même le début des investigations, le 7 avril dernier.

 
Port-au-Prince, mercredi 31 mai 2017 ((rezonodwes.com)).- C`est une des rares fois qu’une enquête, lancée par les autorités haïtiennes, la PNH en particulier, n’ atterrit pas dans les oubliettes. Peu importe la conclusion du rapport.
« L’incident de l’Arcahaie« du vendredi 7 avril 2017 que la majorité des citoyens qualifiaient d’un canular, a lieu, selon la police qui a conduit une enquête dont le rapport, avec un des mots-clé utilisés au conditionnel, est acheminé, mardi dernier, au bureau du Commissaire du Gouvernement.

 
« Un manque de coordination entre les différentes unités assurant la sécurité présidentielle serait l’une des causes de cette déviance sécuritaire« , affirme Ralph Stanley, Inspecteur général de la PNH, néanmoins recommandant des sanctions à l’encontre du Commissaire de police de l’Arcahaie. Il est reconnu coupable, selon M. Stanley, pour un manque de suivi adéquat dans l’application de toutes les dispositions nécessaires devant garantir la sécurité du chef de l’Etat sur la Nationale 1, au niveau du tronçon Arcahaie-Cabaret.

 
L’Inspecteur général qui n’a pas mentionné quand ce verdict de culpabilité a été prononcé après interrogatoire et procès, a rapporté que l’enquête est bouclée. Une phrase reprise par le DG de la PNH qui intervenait devant la Commission Justice de la Chambre des Députés.

 
Il revient maintenant au Chef du Parquet Me. Ocnam Daméus d’assurer efficacement un suivi judiciaire. Daméus a pour la première fois admis avoir écroué plusieurs individus de la zone dans le cadre des enquêtes préliminaires. Une attitude que le député de la circonscription de l’Arcahaie avait qualifiée d’acte arbitraire et que, d’après le parlementaire, l’événement serait pré-fabriqué pour permettre à l’Exécutif non seulement d’opérer les changements souhaités au sein de la PNH, mais encore de faire le retrait de 100 millions de gourdes du Trésor public, sous prétexte de renforcer la sécurité du président les 1er et 18 mai dernier, lors de ses principaux déplacements.

 
A rappeler que le résultat de l’enquête menée sur la cargaison d’armes retrouvées à la douane de Saint-Marc, en septembre 2016, n’a jamais été rendu public

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