Île-de-France Oise : il viole ses filles depuis leur enfance, l’une d’elles a un bébé de lui

Un homme de 48 ans résidant dans l’ouest du département a été mis en examen et placé en détention ce mercredi. Il est suspecté de viols sur ses deux filles, aujourd’hui adultes. L’une des victimes vient d’accoucher d’un enfant du quadragénaire.

 

C’est une affaire sordide qu’ont démêlée ces derniers jours les gendarmes de l’Oise. Des viols commis par un père sur ses deux filles depuis leur enfance jusqu’à aujourd’hui. Des faits qui auraient duré de 1998 à cette année, dans un village proche de Grandvilliers, et pour lesquels l’homme de 48 ans a été placé en détention ce mercredi. Il est mis en examen pour viols sur mineurs de 15 ans par un ascendant. Un enfant est né de ces viols. La mère, elle, a 22 ans.

C’est cet accouchement qui a mis les autorités en alerte, en janvier dernier. Marie* admise à l’hôpital d’Amiens (Somme), est questionnée par les médecins et les infirmières sur le père. Elle répond : «Le père, c’est mon père.» Des tests ADN sont réalisés en urgence par le laboratoire d’analyse de la gendarmerie. Sa paternité a été confirmé ces derniers jours. Le nourrisson a depuis été placé.

Le père serait déficient mental léger

Un signalement est alors envoyé au procureur de la République de Beauvais, qui ouvre une enquête pour viol. Même si rien ne prouve que les dernières relations sexuelles se sont déroulées sous contrainte, les premières auraient eu lieu quand Marie* et sa sœur étaient mineures. Dès l’âge de 8 ans, explique la jeune femme. «Le père a confirmé ces faits, sans réellement en mesurer la gravité», assure Domitille Risbourg, son avocate. La sœur aînée a quant à elle déposé plainte à deux reprises par le passé, avant de les retirer, «craignant de ne pas être crue», assure une source judiciaire.

 

Durant l’enquête, la cadette a été examinée par un psychiatre. Aucune tendance à l’affabulation n’a été décelée. Et l’histoire qu’elle a racontée fait froid dans le dos. A la suite du divorce de leurs parents, Marie* et sa sœur s’installent chez leur père. Les viols avaient commencé quelques mois plus tôt, alors que la mère était encore présente. Ils s’intensifient à partir de la séparation. «Il a expliqué avoir des pulsions et avoir trouvé de l’affection auprès de ses filles», détaille une source proche du dossier. L’homme «légèrement déficient mental», selon Domitille Risbourg, encourt trente ans de prison.

*Le prénom a été changé.

Vincent Gautronneau leparisien.fr

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