Le gouvernement prévoit d’augmenter à nouveau les prix du gaz

Par OBED LAMY

La loi de budgétaire 2017-2018 n’a pas encore fini de dévoiler toutes ses surprises. Après la hausse de taxes, d’impôts et de certains droits qu’elle renferme, il est aussi prévu une augmentation des prix des produits pétroliers avec la suppression de la subvention accordée par les gouvernements précédents à ces produits.

Pour la nouvelle année fiscale 2017-2018, le gouvernement envisage de revoir à la hausse les prix des produits pétroliers sur le marché local. Objectif : collecter un montant de 11 milliards de gourdes pour financer une partie du budget de la République estimé à 148 milliards de gourdes.

C’est le secrétaire d’État aux Finances, Ronald G. Décembre, qui a révélé l’information lors d’une conférence de presse au ministère de la Communication, hier mardi 3 octobre 2017. « Nous avons réussi, en mai dernier, en accord avec le secteur syndical, à faire un relèvement. Il y avait une autre action à faire. Dans ce même protocole d’accord, il était question d’arriver, avant la fin de l’exercice précédent, à un relèvement du gap pour que nous arrivions enfin à appliquer la loi relative aux prix des produits pétroliers sur le marché international. » Des propos rapportés dans Le Nouvelliste et aussi diffusés sur plusieurs stations de radio de la capitale.

Cependant, monsieur Décembre n’a précisé ni le montant de l’augmentation, ni l’échéance de cette collecte, se contentant d’indiquer qu’« avant d’arriver à l’application de cette disposition, il y a un gap de 10 à 15 sur les produits pétroliers que l’État doit récupérer. »

C’est en mai 2017 que l’administration Moïse/Lafontant avait décidé pour la première fois d’augmenter les prix des produits pétroliers. Une décision qui a provoqué de vifs mécontentements chez la population et des menaces de grève du coté des syndicats des transports en commun. Un accord a finalement été trouvé entre le gouvernement et ces derniers où des promesses ont été faites dont « plusieurs types d’accompagnement comme une carte de sécurité sociale qui leur permettra d’avoir un fonds de retraite lorsqu’ils ne pourront plus travailler. »

Depuis, la gazoline est augmenté d’au moins 35 gourdes, le diesel de 30 gourdes, le kérosène de 25 gourdes.

Source Loop Haiti .

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