Que voulons-nous faire de Petit-Goave?

Que voulons nous faire de petit-Goave?

D’une inflexion arrêtée, réagissant, sur les ondes d’une station de radio de la commune, sur la pétition d’un groupe de journalistes exigeant un aggiornamento des émissions d’une station- soeur, l’ancien commissaire du gouvernement et actuel directeur des affaires judiciaires du Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique , Me kébreau Zamor se pose l’une des plus grandes questions jamais ressassées dans cette cité: Que voulons nous faire de Petit – Goave?
Le suivant avec une prévenance intensive, je me dis de préférence: Que voulons faire de petit -Goave et pour Petit -Goave?

Depuis un certain temps, cette commune où, jadis, il faisait bon vivre, s’est compendieusement commuée en une véritable jungle où la politique demeure notre ennemi conjoint. Cet ennemi qui nous émiette et nous étripe.

À petit Goave, tout est politique. La religion, la justice, l’éducation, le sport, la culture et même la presse. La vie des citoyens est royalement assujettie à cette politique déprédatrice.

Malheureusement, la presse, considérée comme un pouvoir, le pouvoir d’équilibre, est La principale éclopée. Elle est d’ailleurs le levier cardinal aux mains des politiques pour faire leur jeu et réduire la vie des citoyens en un véritable laboratoire d’instabilité, de frustration et de préoccupation.

Autrefois, on parlait des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Aujourd’hui, les enjeux du capitalisme font plutôt penser à l’existence de trois pouvoirs forts: le pouvoir économique, le pouvoir politique et la presse.

La bourgeoisie qui détient le monopole économique se nourrit du jeu des politiques. Elle puise dans la classe moyenne des éléments, flatte leur bas instinct et les soumet à ses caprices. La bourgeoisie est toujours silencieuse. Quoique minoritaire, elle est la force dominatrice.

La presse, quant à elle, fait toujours le jeu du pouvoir politique et de la bourgeoisie. Elle glane dans l’un ou l’autre champ, cherche cette eau fraîche pour assouvir sa soif et agrafer sa survie. Voilà pourquoi, dans les sociétés capitalistes, les journalistes sont soit au service de la bourgeoisie, soit sous la dépendance du pouvoir politique.

Cette réalité ne gracie pas Petit – Goave. Vu la distance géographique de ce coin de terre et sa pauvre importance aux yeux des détenteurs du pouvoir économique, elle est complètement engloutie par les mains politiques.

Puisque la politique gagne la vie et les habitudes des citoyens, des stations de radio, loin d’être cette source de formation, d’information et de divertissement, se convertissent en une véritable fosse dont la puanteur qui y dégage est un mélange de vices cachés, de graillon et des crasses du silence d’honnêtes citoyens. Une intrigue politique pour assouvir la haine, satisfaire la vengeance et nuire les adversaires. Ici, personne n’a le sens du pardon. Dans un silence abyssal et avec le plus grand bouillonnement , les politiciens vident leur contentieux. L’intranquilite de l’homme politique entraine la déstabilisation de toute une société. On fait payer les citoyens pour les bévues commises. Les pêchés de ces derniers, sont ici, assez souvent, l’échec infligé à l’homme politique.

La presse, à Petit – Goave, quant à elle, mérite une nouvelle linéature. Tout homme portant un badge se dit journaliste. Ces hommes au badge frappé du mot PRESSE orientent le destin de la commune et imposent aujourd’hui aux gens de bien et de valeurs la question suivante: que voulons – nous faire de cette commune et pour cette commune?
Il n’y a pas longtemps, un de ces journalistes traite un universitaire de chef de gang et un académicien de petit bandit.

J’élucubre ces lignes tandis que sur cette même station dont venait d’intervenir ce commissaire du gouvernement dont la commune se souviendra encore et pendant des siècles, un journaliste de la capitale questionne un substitut commissaire du gouvernement sur les attributions des parquetiers. Et celui-ci de répondre que le commissaire du gouvernement, par une simple dénonciation d’un individu peut et doit rapidement ouvrir une enquête et mettre l’action publique en mouvement.
Je me demande, perplexe, de quel commissaire du gouvernement parle ce substitut?

Dr. Fred Jasmin

Comments

comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *