Une étude officielle du ministère du Commerce et de l’Industrie alerte sur une contamination huge de l’eau traitée et annonce des contrôles renforcés pour protéger les consommateurs.
La confiance des consommateurs haïtiens est sérieusement ébranlée. Une étude officiellement présentée hier vendredi par le ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) révèle que plus de 92 % de l’eau de consommation vendue dans la région métropolitaine de Port-au-Prince est contaminée. L’eau en sachet, en bonbonne et celle subject des stations de traitement analysées se sont révélées impropres à la consommation, exposant des thousands and thousands de citoyens à de graves risques sanitaires.
Les résultats ont été rendus publics lors d’une assise officielle organisée à l’hôtel Montana, à l’initiative du MCI, en collaboration avec la Course du Contrôle de la Qualité et de la Safety du Consommateur (DCQPC). Cette rencontre visait la restitution des conclusions de l’étude sur la qualité des eaux traitées et conditionnées mises en vente dans la région métropolitaine de Port-au-Prince et ses environs.
S’inscrivant dans une démarche de transparence et de reddition de comptes, l’activité avait pour objectif de présenter les principaux constats du rapport, tout en renforçant la coordination interinstitutionnelle et la concertation entre les acteurs concernés. Il s’agit, selon les autorités, d’éclairer l’motion publique et d’orienter les décisions stratégiques en matière de safety de la santé des consommateurs.
Menée par la DCQPC entre août 2025 et janvier 2026, l’étude met en évidence des manquements graves aux normes en vigueur. Outre la contamination microbienne relevée dans la majorité des échantillons, plus de 92 % des sachets d’eau analysés ne respectent pas les exigences réglementaires, notamment en matière d’enregistrement et d’étiquetage. Ces irrégularités portent atteinte au droit à l’info des consommateurs et compromettent leur sécurité sanitaire.
Dans son discours de circonstance, le ministre du Commerce et de l’Industrie, James Monazard, a rappelé que l’accès à l’eau potable est un droit fondamental, consacré notamment par la Résolution 64/292 des Nations Unies, la loi-cadre du 11 mars 2009 sur l’eau potable et l’assainissement, ainsi que par les avis réglementaires émis en 2024. L’eau, a-t-il insisté, ne saurait être considérée comme un easy produit marchand, mais comme un pilier essentiel de la dignité humaine, de la santé publique et du développement sturdy.
Le ministre a également interpellé la responsabilité du secteur privé, appelé à se conformer strictement aux normes et à se professionnaliser davantage. Face à l’ampleur des dérives constatées, l’État haïtien, sous le management du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, annonce la mise en œuvre imminente d’un plan d’motion interinstitutionnel. Celui-ci prévoit le renforcement du cadre réglementaire, l’intensification des contrôles et des sanctions, ainsi que des actions de sensibilisation, en cohérence avec l’Agenda 2030 et l’Objectif de Développement Sturdy n°6 relatif à l’accès universel à l’eau potable.
A lire aussi :
